Entre rêves de gloire et immense désespoir...
Comme des vagues puissantes qui nous emportent et nous déportent si l'on n'y prend pas garde...
04-02-2002
De Gloires, que naguère j’esperais,
Cherchant ma part !
En poires, que la guerre attisait,
Sous le comptoir !
Comptant les rêves brulés,
Dont la fumée
Evoque l’idée de méfaits,
Imaginés.
Sensation et vanité
De mes espoirs perdus,
Pour avoir trop écouté
Ces âmes si distendues.
Ces âmes sont tueuses !
Ou mes rêves trop piquants.
Trop grand, trop fou,
Jusqu’à me faire pêcher.
Volant vers Bételgeuse,
Ne m’arrêtant que quand
Je sens sur moi le joug
Qui, voulant m’empêcher
De m’écorcher, haché,
Par mes goûts, mes poux, déjoue…
Ces malheureuses, horripîleuses,
Façons de quitter mon camp.
J’espoir et puire le noir !
Je prends conscience et cesse.
L’élucubration baisse :
Des regards à revoir.
Sur mes bons vieux trottoirs,
Plein d’égards, mais hagard !
Je peins de sirupeux points,
Dés hasardeux : mes dédains !
Il me reste à croire :
Etouffer ces boulevards
De doutes et de misères,
A m’en mettre en colère.
Avancer, par la Foi,
Jusqu’à l’orée du bois,
La sortie du tunnel…
Et conserver mes ailes.