L’hémorragie de mots que j’appelais thérapie
C’était ouvrir des vannes sans fermer les écluses
Et ses morceaux, multiples, en devenaient comédie.
Je mens quand trop je pense
Paravents de mon âme aux airs de manigances :
Ca m’affine, mais je crâme.
Je blâme les démagos.
Ces auteurs de mots creux, orfèvres pour duper,
Assoupissent à la masse bon sens et volonté.
Tant de mots en goguette dont le sens est faillible
La visée incertaine, fallait-il donc les taire ?
Déçu ? Alors critique :
La raison est impure et ses effets néfastes.
Peut-être le silence ?
Il fallait repartir,
Se remettre à écrire et faire taire ces voix
Qui détournent ma croix…
Sortir de ces effluves, celles de fleuves d'ailleurs
Qui trompaient mon esprit, En brisant l’intuition.
Le puit était tari et mon âme est aride,
Avide de bons mots aux effets laxatifs…